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vendredi 13 avril 2012

Scarlett Johansson, séductrice malgré elle

Rencontre avec l'actrice américaine à l'affiche de deux films, "Nouveau Départ" et "Avengers"

 


Photo 20th Century Fox
Scarlett Johansson, à l'affiche du film Nouveau Départ, de Cameron Crowe.


Romantique avec Matt Damon dans Nouveau Départ ou superhéroïne à la chevelure de feu dans Avengers, qu’importe, elle électrise les foules ! L’irrésistible caméléon chante aussi, va réaliser un film et milite pour Obama... Autant en emporte Scarlett.

Elle entre, féline, enjouée, impériale, dans cette chambre du Ritz Carlton surplombant Central Park. « Bla-bla-bla... » lance-t-elle, rieuse, interrompant Matt Damon en pleine promotion du film, Nouveau Départ (1), de Cameron Crowe, dont ils partagent l’affiche. « Cet homme est le père de famille le plus sexy au monde, s’amuse-t-elle de sa voix rauque. Et pourtant ce sont deux mots qui ne vont pas vraiment ensemble ! » Il sourit, complice et amusé. Scarlett Johansson est comme ça. Un mélange éruptif de spontanéité, d’insouciance et de séduction. À 27 ans seulement, l’actrice a déjà eu mille vies en presque vingt ans de carrière. Sur les planches à 8 ans, célèbre à 14 ans grâce à L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, sur orbite à 19 ans pour ses rôles dans Lost in Translation et La Jeune Fille à la perle, musicienne, activiste et bientôt réalisatrice, elle n’en finit pas de subjuguer tous ceux qui l’approchent. Rencontre avec la muse de Woody Allen, très attendue en Veuve noire dans Avengers (2), de Joss Whedon, un blockbuster rassemblant tous les superhéros de Marvel.

(1) En salles le 18 avril.
(2) En salles le 25 avril.


Image

« Je suis voluptueuse, cela ne fait pas de moi une vamp »
D’elle, chacun évoque en premier lieu sa démarche chaloupée à la Rita Hayworth dans Gilda, ses courbes affolantes dignes d’une Marilyn, sa voix rauque et voilée façon Lauren Bacall. Une sensualité au pouvoir hypnotisant qui suscite bien des fantasmes. Cette image de sex-symbol s’avère parfois encombrante pour Scarlett Johansson. Pour son adaptation de Millenium, les hommes qui n’aimaient pas les femmes, David Fincher lui a refusé le rôle-titre au motif qu’elle était... trop sexy. « Le problème avec Scarlett, c’est qu’on ne rêve plus que d’une chose dès qu’elle apparaît à l’écran : qu’elle se déshabille. Or Lisbeth Salander, pour moi, devait être comme E.T. » À mille lieues donc d’une Scarlett « sexuellement irrésistible » comme la décrit Woody Allen. Moulée dans un pull à pois très années 50, l’actrice se défend : « Je n’ai jamais cherché à me bâtir une image de séductrice. Par exemple, mon personnage dans Vicky Cristina Barcelona (de Woody Allen), a une sexualité libre, mais ce n’est pas une insatiable séductrice pour autant. Elle est sûre d’elle. Ce qui est aussi mon cas. Le malentendu vient probablement de là : je suis blonde, OK ; j’ai des formes voluptueuses, OK ; et je suis sûre de moi. Cela ne fait pas de moi une vamp redoutable. » La blonde atomique assume parfaitement ses formes, quand la plupart des autres actrices se font une fierté de leur taille XXS. Prendre le contrepied des canons hollywoodiens l’amuse : « Mon régime consiste souvent à passer ma journée assise en mangeant du jambon de parme et en buvant des Bellini ! » Mais avec son franc-parler habituel, l’interprète de Lost in Translation n’hésite pas à lever certains tabous. « La chirurgie esthétique ? J’adhère totalement ! Je n’ai aucune envie de ressembler à une vieille sorcière plus tard. Je ne vois pas ce qu’il y a de charmant là-dedans. »

Vie privée

« J’admire les acteurs qui conservent une part de mystère »
Divorcée de l’acteur canadien Ryan Reynolds, l’actrice a vécu une courte mais passionnelle love affair avec Sean Penn. De ces relations surmédiatisées, Scarlett Johansson a retenu deux leçons : éviter les acteurs et les paparazzis.

Loin des projecteurs, elle file le parfait amour avec Nate Naylor, un publicitaire new-yorkais sexy de 38 ans. Mais essayez de lever ne serait-ce qu’un pan du voile sur sa vie privée et l’actrice vous foudroie aussitôt du regard. « Ce n’est pas parce que vous êtes actrice que vous n’avez pas le droit au respect de votre vie privée », prévient-elle fermement. Si l’actrice se caparaçonne autant, c’est parce qu’elle vient de vivre en 2011 une annus horribilis. En septembre dernier, des photos d’elle dénudée – qu’elle destinait à son mari – ont été mises en ligne par un hacker de Floride. « Au moins, je connais mes meilleurs angles », avait commenté Scarlett à l’époque non sans humour. L’indélicat arrêté vient de plaider coupable et risque soixante ans de prison. Il n'empêche. « Pour moi, ce fut comme un viol. Pendant un moment, j’ai pensé qu’un de mes proches avait posté ces photos. Je suis devenue totalement paranoïaque. J’observais certains de mes amis, y compris ceux de vingt ans, me demandant qui était le traître. Découvrir l’identité de celui qui avait piraté ma boîte e-mail a vraiment été un grand soulagement. » À l’avenir, la bombe pulpeuse compte rester autant que possible hors des écrans de contrôle des radars médiatiques. « J’admire les acteurs qui parviennent à conserver une part de mystère et dont les choix professionnels ne sont pas guidés par leur exposition médiatique. »


Engagement

« Barack Obama doit être le président de deux mandats »

Dire que Miss Johansson a une conscience politique nette et tranchée est un euphémisme. Élevée au sein d’une famille américano-danoise hyperpolitisée à tendance démocrate, elle a passé son enfance à courir les bureaux de vote et à suivre les débats télévisés avec ses parents. Son frère jumeau, Hunter, s’est d’ailleurs engagé dans le camp démocrate, auprès de Scott Stringer, à New York. Déjà en 2008, elle avait activement milité pour l’élection de Barack Obama, apparaissant dans son clip « Yes We Can ». À l’approche des élections de novembre 2012 aux États-Unis, il n’est donc pas surprenant de la voir repartir en campagne pour lui. Aux côtés d’Anna Wintour, elle vient notamment de coprésider une collecte organisée en sa faveur. « Barack Obama doit être le président de deux mandats. Les choses ne se font pas en une nuit », s’emporte-t-elle à l’encontre des déçus de ces quatre dernières années. « Et puis l’alternative serait dévastatrice. » Aux paillettes, la belle préfère la politique. « Entre un dîner à la Maison-Blanche avec des journalistes politiques et un gala réunissant tout le gratin du cinéma, je n’hésite pas ! »

Cinéma

« Je me sens prête pour la réalisation »
« Magique » selon Cameron Crowe, « magnétique » d'après Sofia Coppola, « belle âme » pour Brian De Palma. Scarlett Johansson cumule les superlatifs. Le divin phénomène s'est bâti autour de ses rôles. De L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux à Lost in Translation, en passant par Le Dahlia noir, Iron Man 2 ou Match Point, celle dont Woody Allen dit que « sa seule présence illumine les plateaux » réussit jusqu'à présent un parcours couronné de succès.

Mais elle n'entend pas s'en tenir à sa carrière d'acrtice. Remarquée pour ses talents de chanteuse avec son album Break Up, sorti en 2009, Scarlett n'a de cesse d'explorer de nouveaux territoires. Elle passe aujourd’hui derrière la caméra pour l’adaptation d’un roman de Truman Capote : La Traversée de l’été (Summer Crossing). Il s’agit de la première œuvre de l’écrivain américain, publiée après sa mort, qui a pour décor le New York de l’après-guerre. Cette romance enfiévrée devrait sortir en 2014. D’ici là, Scarlett se verrait bien remonter sur les planches de Broadway, deux ans après A View from The Bridge, d’Arthur Miller. « Au théâtre, on joue avec le public. Soir après soir, il faut le gagner. On le perd par moments, on essaye de le rattraper, de le captiver, il y a une interactivité que je trouve à la fois effrayante et exaltante. » Mais avant cela, l’actrice a été choisie pour rejouer la scène culte de Psychose dans Alfred Hitchcock and The Making of Psycho, face à Anthony Hopkins. 
source: Madame Le Figaro


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